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Home›Actualités›Interview exclusive : « L’ADDS exécute pour le compte de l’Etat et les Collectivités décentralisées, elle ne sera jamais concurrente des sectoriels » Mahdi Mohamed Djama, Directeur Général de l’ADDS

Interview exclusive : « L’ADDS exécute pour le compte de l’Etat et les Collectivités décentralisées, elle ne sera jamais concurrente des sectoriels » Mahdi Mohamed Djama, Directeur Général de l’ADDS

By Connex Design
12 mars 2026
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À l’aube de ses 18 années d’existence, l’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS), institution sous la tutelle du ministère des Affaires sociales et des Solidarités, s’affirme comme incontournable dans la réalisation du programme de lutte contre la pauvreté du gouvernement. De l’accès aux services essentiels à la résilience communautaire, en passant par l’autonomisation des femmes et l’insertion des jeunes dans le marché de l’emploi, l’ADDS n’a cessé d’élargir son champ d’intervention. Dans cette interview, son Directeur général, Mahdi Mohamed Djama, dresse le bilan de près de deux décennies d’actions, revient sur les défis relevés et dévoile les perspectives stratégiques de son institution qui se veut plus que jamais au service du développement social à Djibouti. Nous vous remercions d’avance M. le Directeur Général pour cette interview qui nous donnera une vision globale de l’ADDS et de ses réalisations.

La Nation : Monsieur le Directeur général, en décembre prochain, l’ADDS aura 18 ans. Comment se porte-t-elle aujourd’hui ? Et si vous deviez dresser un bilan global de ces 18 années d’existence, quelle conclusion en tirez-vous ?

Mahdi Mohamed Djama : Oui, 18 ans déjà. Un bel âge pour l’être humain mais aussi un âge respectable pour une institution ! L’Agence se porte bien et son bilan est globalement positif. Elle remplit les missions que lui assignent ses textes fondateurs et couvre tout le territoire national. Je signale que ces missions se sont étendues avec le temps.

La Nation : Votre agence est un acteur central de la politique nationale de lutte contre la pauvreté et notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Djibouti 2035. Comment cette vision oriente-t-elle vos actions et vos priorités stratégiques ? 

MMD : La Vision 2035 de Djibouti se concentre sur l’intégration régionale et l’inclusion spatiale, en donnant la priorité au développement socio-économique des zones urbaines mais aussi rurales et périphériques par le biais d’investissements dans les infrastructures et l’accès aux services essentiels. Cette vision s’attaque à différentes vulnérabilités et à une pauvreté multidimensionnelle, les zones rurales connaissant les privations les plus prononcées. Les actions de l’ADDS, à travers les projets qu’elle met en œuvre, s’inscrivent dans une logique d’amélioration des conditions de vie des habitants tout en développant les opportunités économiques : amélioration de l’accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation, à la santé, à la promotion d’activités génératrices de revenus, à la formation des jeunes pour une employabilité immédiate, à la préservation de l’environnement, etc. Ses stratégies visent ainsi à construire un paysage socio-économique durable et inclusif, résistant aux chocs et propice à une croissance à long terme dans tout le pays.

Alignés sur les Objectifs de Développement Durable, les programmes et projets que l’ADDS met en œuvre depuis sa création en 2007 sont réalisés en collaboration avec un large éventail de partenaires techniques et financiers, tant nationaux qu’internationaux, qui ont confié à l’Agence près de 300 millions de dollars américains de financements. Selon vous, qu’est-ce qui vaut à l’ADDS une telle confiance ?

Effectivement, les activités de l’ADDS sont alignées à au moins 13 Objectifs de Développement. Par ailleurs, il est important de préciser ici que tous les financements extérieurs sont signés sous forme de conventions entre le Gouvernement et la majorité des bailleurs. Par la suite, le Gouvernement rétrocède à l’ADDS, à travers une convention maitrise d’ouvrage déléguée, la gestion des financements pour la mise en œuvre de projets. Tout est donc une question de procédures bien fixées et l’ADDS a toujours honoré les engagements qu’elle prend et les responsabilités qui lui reviennent. Sa gestion est transparente, ses comptes sont audités par des cabinets indépendants et approuvés à trois niveaux (le Conseil d’Administration, le Conseil des Ministres et par l’Assemblée Nationale). Ses indicateurs de performance, d’efficience et d’efficacité sont vérifiables et mesurables. Avec ces facteurs, la confiance s’installe.

Dans le cadre de la mise en œuvre des différents projets de développement, l’ADDS évoque souvent « une approche intégrée et participative ». Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste concrètement cette méthode d’intervention sur le terrain?

D’abord « participative et territoriale » qui se fonde sur la promotion du développement à la base et la libération des initiatives. Ce sont les futurs bénéficiaires dans les zones de couverture du projet qui fixent leurs besoins en les priorisant. Ensuite, l’Agence demande aux sectoriels et aux concessionnaires s’ils ont prévu des activités dans ces zones et si les financements nécessaires sont disponibles. C’est au bout de cet exercice que l’ADDS arrête l’activité à mettre en œuvre en la fixant dans une composante et en allouant le budget correspondant.

« Intégrée ». Les interventions de l’ADDS constituent un package :

– Il y le rattrapage des infrastructures pour l’accès aux services de base (accès à l’eau, à l’électricité par des extensions de réseaux électriques ou solaire ou mise en place de puits et de citernes enterrées),

– Des actions sur les secteurs de l’éducation et de la santé (construction et/ou réhabilitations d’écoles et de collèges) tout en les équipant de matériels scolaires et de matériels médicaux essentiels (bancs d’école, unité de radiologie, fauteuils dentaires, lits de maternité, etc.),

– Des actions de renforcement de capacités des acteurs telles que la formation pour employabilité immédiate des jeunes garçons et filles déscolarisés, la formation des membres de conseils régionaux, la formation des associations.

– Toutes ces actions s’accompagnent de promotion d’activités génératrices de revenus à travers des outils spécialisés comme les caisses populaires d’épargne et de crédit, l’unité de micro finance islamique.

Avec cette approche, toutes les thématiques sont abordées de manière complémentaire et transversale.

Depuis 18 ans, l’ADDS a conduit des centaines de projets d’envergure nationale. Quels ont été les défis marquants rencontrés dans la mise en œuvre de ces projets ? De la même manière, l’ADDS a-t-elle fait face à défis liés à la durabilité des projets et notamment l’entretien des infrastructures mises en place ?

Les problèmes rencontrés sont essentiellement techniques liés à l’éloignement des sites d’exécution des projets et à des faiblesses de certaines entreprises. Mais il y a eu aussi des problèmes vis-à-vis de certains sectoriels et ce à cause d’une appréciation différenciée du statut de maître d’ouvrage délégué et d’agence d’exécution de l’ADDS. Mais nous avons su gérer.

Pour la maintenance et la durabilité des infrastructures, l’ADDS a obligation de rétrocéder par acte officiel les ouvrages construits au bénéficiaire final (conseil régional, ministère sectoriel ou autre administration).  A compter de cette rétrocession, la maintenance et la durabilité sont de la responsabilité exclusive du bénéficiaire final.

En début d’année 2024, vous avez pris part à New York à la 62ème Session de la Commission du Développement Social des Nations Unies, où vous avez plaidé en faveur d’une solidarité renforcée et d’une inclusion sociale durable. Quels effets concrets ce plaidoyer a-t-il eus pour l’ADDS ?

Effectivement, en février 2024, l’ADDS avec le Ministère des Affaires Sociales et des Solidarités représentaient la République de Djibouti à cette Session dont le thème était de « Promouvoir le développement social et la justice sociale par le biais de politiques sociales afin d’accélérer les progrès dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et d’atteindre l’objectif primordial d’éradication de la pauvreté ». Cette participation s’inscrit dans une démarche stratégique visant à montrer l’engagement de Djibouti sur la scène internationale en matière de développement social et à aligner ses politiques nationales avec les objectifs mondiaux. Une opportunité exceptionnelle pour notre pays de faire entendre sa voix sur la scène internationale et de contribuer aux débats mondiaux sur les questions cruciales de développement social. Elle a permis, en marge de la Session, d’établir des contacts stratégiques avec d’autres délégations et organisations internationales pour renforcer la coopération technique et financière

Le concept de ‘’Groupement d’entraide par affinité’’ (GEA) figure parmi des initiatives emblématiques de l’ADDS. Après son succès dans les localités d’Ali Adde et d’Obock, vous avez entrepris de l’étendre aux autres régions du pays. Où en est-on aujourd’hui de ce programme à Tadjourah et à Dikhil, où son lancement a eu lieu l’an dernier ?

Commence-t-il à prendre racine ?

La promotion et le développement dans le rural des «Groupes d’Entraide par Affinité » ou GEA est une des réalisations phares de l’Agence et réalisée dans toutes les Régions. Des femmes très vulnérables ont été encouragées et accompagnées pour se constituer en groupe de 10 à 15 par décision volontaire fondée sur le désir de sortir de leur fragilité.

Avec une cotisation de 100 francs par semaine et par femme, certains groupes ont pu constituer une épargne conséquente. Ce qui a permis aux membres de se donner des petits crédits intragroupes pour développer des activités génératrices de revenus stables améliorant ainsi leurs conditions de vie. Vivant des vivres du Programme Alimentaire Mondial auparavant, elles sont autonomes actuellement, un changement de statut qui a amélioré leur image sociale. Par ce mécanisme, des enfants envoyés à l’école, l’habitat amélioré, des centaines de femmes sorties de l’anonymat et de la pauvreté, une fierté non négligeable pour l’ADDS.

Le modèle du Développement Conduit par la Communauté (DCC) qui constitue lui aussi parmi les programmes phare de l’ADDS, semble donner de bons résultats dans les zones rurales. Envisagez-vous de l’étendre davantage, voire de l’adapter au milieu urbain ?

Le « Développement Conduit par la Communauté », nouveau concept lancé par la Banque Mondiale, est mis en œuvre depuis quelques années dans le rural des cinq Régions et donne des résultats satisfaisants. C’est la communauté de base qui identifie et priorise ses besoins les plus urgents en infrastructures (extension de salles de classe, création de puits communautaires, extension de centre de santé par adjonction de maternité équipée, etc.), en renforcement des capacités et autres, l’ADDS ne faisant que l’accompagner techniquement dans le processus de passation des marchés, de suivi de l’exécution des activités et dans l’évaluation des résultats. Les activités dans le cadre du DCC portent sur des actifs communautaires dans un environnement social à faible échelle au sein duquel le consensus sur les priorités est facile à avoir. En milieu urbain, une autre échelle, les interventions sont plutôt par agrégat (construction de route, extension de réseau d’eau ou d’électricité, système de gestion des déchets solides, etc.).

Y a-t-il des projets de développement prévus à court et moyen terme dans l’agenda de vos programmes ? Pouvez-vous nous faire part des finalités et des avancées majeures de ces projets ?

Trois projets d’envergure viennent de démarrer et dont les exécutions s’étaleront jusqu’en 2029 :

– Le Projet de Développement Urbain Intégré 2 Ter, en exécution à Balbala,

– Le Projet Intégré de Résilience Communautaire, couvrant la Région de Dikhil et les trois localités accueillant des réfugiés (Ali Adde, HollHoll et Obock),

– Le Projet de Centre d’Enfouissement Technique des déchets solides à Chebelley.

Le Projet PDUI2 Ter qui fait partie du Programme « Zéro bidonville », en s’inscrivant dans un schéma global d’aménagement et dans une stratégie de développement intégré, est la troisième phase d’un vaste programme, le PDUI (Programme de Développement Urbain Intégré), financé par l’Agence Française de Développement et mis en œuvre dans les quartiers de Layabley-Moustiquaire. Le projet est de 11millions d’euros sur un coût global du Programme de 24 millions d’euros. Le Programme a pour objectifs de réduire la pauvreté et d’améliorer dans la durée les conditions de vie en termes de sécurité, de salubrité et de fonctionnalité des espaces publics et prévoit la restructuration du quartier en y apportant des infrastructures primaires et des équipements marchands et de loisir. Au-delà des infrastructures, le projet intègre une dimension sociale axée sur le renforcement des capacités associatives et des jeunes garçons et filles déscolarisés, mais aussi sur les capacités économiques des habitants.

Le choix de Balbala se fonde sur le fait que la zone s’est urbanisée très rapidement et de façon spontanée ces dix dernières années. Particulièrement, le quartier Layabley-Moustiquaire figure parmi les plus précaires et les plus enclavés de la Commune.

Des ménages ont dû être déplacés pour cause d’aménagement mais ils ont été relogés pour certains à la Fondation IOG, et pour d’autres indemnisés financièrement. Ces déplacements ont été opérés selon les normes les plus exigeantes de la législation nationale et des normes de la Banque Mondiale en termes de déplacement involontaire de population. L’opération de réinstallation a été conduite pour garantir l’équité et la dignité des familles concernées.

Le Projet, aux normes internationales, de Centre d’Enfouissement Technique des déchets ménagers et assimilés, financé conjointement par l’Agence Française de Développement et l’Union Européenne pour 16 millions d’euro pour le compte de l’Office de la Voirie de Djibouti (OVD), vise d’une part l’amélioration du cadre de vie, de la santé et de l’environnement de la population de la ville de Djibouti et d’autre part la réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur des déchets. Nous travaillons également avec l’OVD et l’UNICEF sur la construction d’une usine de recyclage des déchets.

Le Projet Intégré de Résilience Communautaire, d’un coût total de 31 millions US$ est financé par la Banque Mondiale. L’ADDS en exécute une partie à hauteur de 15 millions US$. L’objectif du Projet est d’améliorer l’accès aux services de base et aux filets de sécurité ainsi que de renforcer les opportunités économiques pour les communautés d’accueil vulnérables et les réfugiés dans les zones cibles. Ce projet interviendra sur Dikhil.

Pour continuer sur le PDUI 2, plus de 300 jeunes ont suivi des formations et la dimension genre a été intégrée dans la formation. Quelles ont été les retombées concrètes de ces formations en termes d’insertion professionnelle ?

D’abord, la proposition de formation sur des thématiques en liaison avec les demandes les plus marquées du marché de l’emploi s’adresse à une classe d’âge de jeunes sans distinction de genre. Seul le désir d’être formé, le choix de la filière et la réussite à des tests de connaissances assez basiques déterminent le ratio entre garçons et filles. Des filles choisissent des métiers dits masculins comme l’électricité, le bâtiment, la maintenance automobile, la plomberie, la maintenance d’équipements solaires, etc.

Pour l’insertion, certains sont recrutés, sous contrat à durée déterminée, comme ouvriers par l’entreprise réalisatrice des travaux selon ses besoins. C’est, volontairement, une des clauses à vocation sociale du marché des travaux. Tandis que d’autres s’installent à leur compte ou intègrent des entreprises de services.

Quels sont les indicateurs clés que vous suivez pour mesure l’impact global du projet sur la qualité de vie des habitants, la durée de vie des infrastructures et des initiatives locales ?

Tout d’abord, je tiens à signaler que l’ADDS a une Direction spécialisée en suivi/évaluation et étude d’impact. En termes de mesure d’impact, nous utilisons deux catégories d’indicateurs :

– Des indicateurs objectifs tels que les taux d’accès à l’eau, à l’électricité domestique, à l’éclairage public à partir des réseaux publics ou d’initiatives locales c’est-à-dire des sous projets communautaires, le nombre d’infrastructures réalisées par rapport aux prévisions initiales, etc. Ces taux se mesurent en comparaison avec les situations de base avant-projet. Ce ne sont que des exemples.

– Des indicateurs subjectifs par une enquête de satisfaction des bénéficiaires réalisée en post projet sur un échantillon représentatif de ces bénéficiaires.

Ce mécanisme de mesure est utilisé pour tous projets.

Existe-t-il une évaluation indépendante de l’impact social et urbain du PDUI ? Qu’en disent les premiers retours ?

Oui, il y a ce que l’on appelle « Rapport d’achèvement du projet » qui retrace tous les aspects techniques et sociaux du projet, les résultats atteints par rapport aux indicateurs prévus. Cette évaluation finale est effectuée séparément par un consultant individuel pour le compte de l’ADDS et par l’AFD en tant que bailleur. Les résultats globalement positifs ont conduit à l’AFD de continuer son financement de phases successives (PDUI 1, PDUI 2, PDUI 2 Bis, PDUI 2 Ter).

Ce « modèle » Programme PDUI est-il transposable dans d’autres quartiers ou dans les Régions selon vous ?

Certes, le programme en soi est modulable selon les besoins et donc transposable. Mais le plus important, c’est l’approche de conception et de mise en œuvre qui doit être intégrée, c’est-à-dire comment lier les réponses opérationnelles par rapport aux attentes et en vue d’un impact réel à terme. Il ne faut pas oublier non plus l’identification et la mise en place de synergie avec les interventions d’autres acteurs.

Enfin, si vous deviez définir en un mot ce que représente le PDUI 2 pour Djibouti aujourd’hui, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?

Sans hésiter, je dirais « réussite ». Ce programme, dans la limite de ses moyens, est une réponse opérationnelle à un ensemble de problématiques :

– Le programme désenclave le quartier par des infrastructures structurantes (voirie, voies piétonnes, escaliers d’accès, etc.)

– L’accès aux services de base (eau potable, électricité) est amélioré de façon directe ou indirecte,

– Des équipements marchands sont construits pour des activités génératrices de revenus,

– Les acteurs sont formés pour libérer les initiatives (jeunes déscolarisés, société civile),

– L’amélioration de la gestion des déchets solides est abordée (point de regroupement de déchets, acquisition de camion et de bennes de collecte),

– Un « Fonds de Développement Communautaire » est mis en place pour appuyer les sous projets à finalité communautaire

C’est un programme total !

Avant de terminer Monsieur le Directeur Général, l’accès à l’énergie renouvelable, notamment solaire, figure parmi vos priorités. Quels progrès concrets ont été réalisés dans ce domaine ?

Oui, le développement de l’accès à l’énergie renouvelable est une des dimensions importantes de nos activités. A titre d’exemple, une centrale solaire est construite depuis une dizaine d’années à Ali Adde. Initialement de 63 KW crête, la puissance est actuellement multipliée par 5 pour être à 350 KW crête et le réseau de distribution est étendue en parallèle. Ce qui veut dire que le nombre de bénéficiaires d’énergie renouvelable a augmenté. Plus de 200 ménages, après une mise en conformité de leur installation intérieure, ont accès et des établissements publics (bureaux administratifs, collège et école, centre de santé) sont connectés au réseau. Des commerces se sont multipliés, les conditions de scolarité des élèves améliorées.

Par ailleurs, l’utilisation de l’énergie solaire est prévue pour le fonctionnement du grand Centre d’enfouissement technique de déchets de Chebelley dont la construction est en phase de préparation.

C’est pour vous dire que le développement du solaire et ses utilisations tiennent une place prépondérante dans nos actions.

Comment l’ADDS a-t-elle géré la coordination interinstitutionnelle entre les ministères, les bailleurs, les collectivités locales et les associations ? Quels en ont été les points de friction et les leviers de succès ?

L’ADDS est chapeautée par un Conseil d’Administration dont les membres sont désignés par décret et arrêté présidentiels. C’est une instance de décisions stratégiques sur les orientations et champs d’intervention de l’agence. La Présidence, la Primature ainsi que les sectoriels, les conseils régionaux, parties prenantes dans la lutte contre la pauvreté sont représentés dans cette instance. Par ailleurs, chaque projet a un « Comité de pilotage » dont les attributions et membres sont également définis par textes officiels (arrêté présidentiel). Ce comité sert de plateforme de supervision de l’exécution du projet et de structure de coordination et de recherche de solution en cas de blocage.

Des points de friction ? Non il n’y en a pas. Cette organisation institutionnelle, au contraire, permet à l’ADDS de remplir ses missions de plus en plus étendues car elle couvre tout le territoire. La seule agence à avoir cette voilure d’ailleurs.

Pour conclure quel message souhaiteriez-vous adresser ?

J’ai la conviction profonde que l’ADDS a sa place dans la structure institutionnelle de lutte contre la pauvreté. Ainsi, une attention particulière doit lui être accordée pour sa pérennité. Tant sur le plan budgétaire qui reste son problème majeur que sur la reconnaissance de son statut de maitre d’ouvrage délégué, un statut qui est malheureusement diversement compris.

L’ADDS exécute pour le compte de l’Etat et les Collectivités décentralisées, elle ne sera jamais concurrente des sectoriels.

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