Née de la fusion de l’ADETIP (Agence Djiboutienne d’Exécution des Travaux d’intérêt Public) et du Fonds Social de Développement (FSD), en fin 2007, l’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS) œuvre depuis, sans relâche pour réduire les inégalités, autonomiser les femmes et les jeunes, et surtout améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables, en milieu urbain comme dans les zones rurales les plus éloignés de la capitale. Actrice incontournable dans le domaine du développement social et notamment dans celui de la lutte contre la pauvreté, l’institution compte à son actif, d’innombrables projets structurants réalisés avec brio, sur l’ensemble du territoire national. Grâce à des financements nationaux et internationaux conséquents, l’ADDS est aujourd’hui au cœur de la dynamique de transformation sociale du pays. Reportage sur cette institution, sous la tutelle du ministère des Affaires sociales et des Solidarités (MASS), qui a su gagner la confiance de ses partenaires économiques et institutionnels pour mettre en œuvre l’‘‘Initiative Nationale de Développement Sociale (INDS)’’ et notamment la Vision Djibouti 2035 du Président Ismaïl Omar Guelleh.
Il est huit heures du matin, en cette belle journée d’octobre. Au siège de l’ADDS, situé au Plateau du Serpent dans la commune de Ras-Dika, les activités des différents départements débutent dans une atmosphère de rigueur, de discipline et de responsabilité. Des valeurs de culture à l’ADDS, qui lui ont valu par ailleurs de gagner la confiance de ses partenaires et mobiliser près de 300 millions de dollars US, depuis sa création en 2007.
Un fonds colossal qui a permis de financer dans plusieurs secteurs vitaux du développement de la communauté allant du désenclavement de quartier et l’amélioration des conditions de vie à l’appui aux réfugiés en passant par le développement des infrastructures et équipements sociaux de base (santé, d’éducation, d’accès à l’eau potable et à l’énergie), la préservation de l’environnement et de la santé publique, le développement communautaire et le renforcement des capacités de la société civile, des jeunes déscolarisés et des administrations parties prenantes, le développement de l’entreprenariat des jeunes et des femmes au travers des Groupes d’Entraide par Affinité et de la micro finance, le développement de l’accès à l’énergie renouvelable par la mise en place de centrales solaires, la protection sociale, l’appui à la décentralisation,…et j’en passe. Les réalisations sont elles aussi colossales.
L’un des leviers majeurs du succès de l’ADDS réside dans sa stratégie d’intervention basée sur la proximité, la participation et le partenariat. En associant les bénéficiaires des projets de développement au processus décisionnel, l’agence a permis à ses cadres de mieux comprendre les réalités locales et de créer des synergies entre les institutions, les collectivités locales, les ONG, ainsi que les partenaires nationaux et internationaux.
Plus de 200 sous-projets touchant des milliers de jeunes et de femmes sur l’ensemble du territoire national, ont ainsi vu le jour.
La promotion de l’entrepreneuriat social et communautaire figure parmi les projets phares de l’agence. À travers le Fonds de Développement Communautaire (FDC), elle finance des microprojets proposés par des associations locales ou des groupements communautaires.
Ces initiatives, conçues par les bénéficiaires eux-mêmes, favorisent selon les hauts responsables de l’ADDS, une appropriation durable du projet de développement. Il s’agit dans le cadre de ce programme de réduire le chômage, mais à renforcer également la cohésion sociale et à créer un tissu économique local dynamique, fondé sur la solidarité et la responsabilité partagée.
Et ce n’est pas tout. L’agence a embrassé depuis l’année dernière, une approche innovante intitulée «Développement conduit par la communauté » (DCC), laquelle repose sur le principe auquel les populations locales identifient leurs besoins et trouvent des solutions adaptées à leur réalité. Ainsi, les bénéficiaires participent activement à toutes les étapes des projets, de la planification à la mise en œuvre, en passant par le suivi et l’évaluation.
Cette démarche participative a déjà donné selon les cadres de l’agence « des résultats remarquables dans plusieurs zones rurales». En outre, elle a non seulement permis d’instaurer une gouvernance locale plus inclusive et renforcer notamment le sentiment d’appartenance, mais elle a également amélioré durablement toujours selon la même source, les conditions de vie des bénéficiaires.
Des activités d’envergures pour réduire la pauvreté urbaine
Plusieurs méga projets structurants en cours actuellement, illustrent la diversité et la portée de ses interventions.
En réponse au programme « Zéro bidonville » du gouvernement, l’ADDS mène dans les quartiers Moustiquaire et Layabley dans la commune de Balbala, le PDUI 2 (Programme de Développement Urbain Intégré 2). Financé par l’Agence française de développement à hauteur de 24 millions d’euros, celui-ci qui est actuellement dans sa troisième phase de financement vise à réduire la pauvreté urbaine tout en améliorant la sécurité, la salubrité et la fonctionnalité des espaces publics. Il a déjà permis de désenclaver plusieurs quartiers, d’améliorer les voiries et d’offrir aux habitants un cadre de vie plus digne et plus sain.
Autre projet d’envergure, le Centre d’Enfouissement Technique (CET) pour le traitement des déchets ménagers, financé conjointement par l’AFD et l’Union européenne pour un montant de 16 millions d’euros, représente une avancée majeure dans le domaine de la gestion environnementale. Conçu selon les normes internationales, ce centre contribuera à améliorer la santé publique et à réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en renforçant la gestion durable des déchets dans la capitale.
Enfin, le Projet Intégré de Résilience Communautaire (PIRC), d’un montant total de 31 millions de dollars, dont 15 millions exécutés par l’ADDS, cible spécifiquement les communautés vulnérables et les réfugiés. Financé par la Banque mondiale, il vise à améliorer l’accès aux services de base, à renforcer les filets sociaux et à créer des opportunités économiques pour les ménages défavorisés. Le projet est en ligne droite avec la mission sociale de l’ADDS, laquelle allie humanité, inclusion et développement durable.
Loin de se reposer sur ses acquis, l’ADDS se projette dans l’avenir avec une vision ambitieuse et cohérente. Elle entend consolider les infrastructures existantes, renforcer la résilience économique des populations face aux chocs climatiques et économiques, et promouvoir une plus grande équité en intensifiant ses actions dans les régions de l’intérieur.
Dans la perspective de bâtir un modèle de développement durable, inclusif et résilient face aux crises, l’ADDS, selon un concept qui place chaque citoyen au cœur de la construction d’un avenir commun, demeure pleinement engagé dans la mise en œuvre de l’INDS et notamment de la Vision Djibouti 2035 du Président de la République Son Excellence M. Ismail Omar Guelleh.





















